17 mars 2009
Le 17 mars vers 13h...
JE T'AIME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà, c'est dit ! C'est dit pour je ne sais plus combien de milliers de fois déjà dit... et pour d'autres milliers de fois à venir... Aurais-je assez d'une seule vie ???
Premiers mots en m'éveillant, les derniers en m'endormant, ceux qui me viennent spontanément quand je pense à toi et que je dis tout haut parfois...
Le bonheur de vivre auprès de toi m'émerveille, le bonheur d'être ta femme me comble de bonheur... Un bonheur si intense qu'il me fait peur de temps en temps...
Je t'aime, tout simplement... toi qui fait battre mon coeur à chaque instant, toi qui me fait exister, toi qui a fait la femme que je suis devenue...
Quand je pense à toi, je ne suis que douceur, tendresse mais aussi les qualités que tu apprécies chez moi : force, humour, ténacité...
Je suis celle que tu as fait de moi... Je suis celle que tu veux que je sois... J'aime cette femme que tu as fait naître grâce à ton merveilleux amour.
Je t'aime Chéri... Infiniment............................................................................................................
06 mars 2009
Le 6 mars vers 14h30...
Bonjour tout le monde !
Je vais bien... Très bien... Lui aussi... Et nous deux surtout ! Le bonheur s'est définitivement réinstallé dans notre coeur, notre vie, notre lit, notre âme et notre maison... Tout cela ne faisant qu'un !
Amour... Amoureux... Amourheureux... Notre si dure épreuve nous a transformés.
Je SAIS qu'IL est la priorité de toutes mes priorités... Je SAIS qu'IL est le souffle indispensable à ma vie.
Je SAIS combien je tiens à LUI.
IL le SAIT aussi.
Je vous souhaite à tous de vivre un amour aussi pur, aussi, vrai, aussi intense, aussi merveilleux, aussi définitif !
28 janvier 2009
Le 28 janvier vers 10h du matin...
Alors voilà...
Un peu plus d'un mois après notre reprise de la vie commune... Il m'a (ENFIN) parlé "Mariage" ce matin au petit-déjeuner... Après tout doucettement hier soir invitée à appeler sa mère (une première !) pour annoncer notre prochaine arrivée...
Plus JAMAIS je ne mettrai mon Amour en danger. La Vie est belle, simple, simplement merveilleuse et merveilleuse tout simplement...
Tant que son coeur battra, je vivrai heureuse.
08 janvier 2009
Le 8 janvier vers 12h30...
Bonjour tout le monde !
De retour de mes retrouvailles avec mon Amour... Nous avons repris la vie commune et notre amour exactement là où nous l'avions laissé... avant ce maudit 7 août qui avait fait basculer ma vie...
... En mieux... J'ai eu bien trop peur, bien trop mal... Je connais aujourd'hui la vraie valeur de l'Amour vrai.
Rien ne compte davantage. Nous n'avons plus jamais parlé de notre séparation. Rien. Pas un mot. Il n'y aura ni reproche, ni cette "haine" que je redoutais... Pas de peur non plus. La confiance a repris son cours.
Il n'y aura pas non plus de thérapie de couple. Nous avons bien trop souffert chacun de notre côté. Il faut croire que le traumatisme a été trop important pour que nous n'éprouvions aucunement le souhait d'en reparler.
Je pense que tu as fait comme moi : du chemin de ton côté. Aujourd'hui, nous savons exactement où nous en sommes... ce que nous sommes l'un pour l'autre... Pas toujours sûrs de ce que l'on veut mais en tous cas, certains de ce que nous ne voulons plus vivre...
Le bonheur tout simple mais si éblouissant a repris toute sa place dans notre vie à deux...
Désormais, je me "contenterais" des 99% de bonheur que tu m'apportes depuis 4 ans sans vouloir changer ce 1% de toi pour te faire devenir l'homme parfait... que tu es déjà.
Je t'aime mon Amour... Pour toujours... Ca, je le sais et ça... je le préserverai toute ma vie et de toutes mes forces...
22 décembre 2008
Le 22 décembre vers 21h15...
Mon Amour,
Le week-end sest parfaitement et délicieusement déroulé. Pas de larmes, pas de question, pas d'allusion...
Juste de la douceur, énormément d'amour et de compréhension. Nous deux, c'est vraiment du solide... Définitivement. Nous avons repris notre Amour là où nous l'avions laissé... En plus beau... Tout neuf !
2 jours et 2 nuits de bonheur absolu ! Tu as en effet repris tous tes automatismes d'homme amoureux fou... J'ai retrouvé mes battements de coeur et surtout toute ma plénitude de femme totalement amoureuse.
Ce matin, en te caressant alors que tu dormais, je me suis rendu compte que contrairement à ce qui me faisait peur, je n'ai pas de rancure, aucune haine... Le mal que tu m'as fait est oublié... La peur immense de te perdre aura été plus forte que tout... Quand je n'avais plus rien. Aujourd'hui que mon tout est reenu, je me sens vidée et très loin de tout sentiment négatif...
J'ai vécu les pires moments de ma vie (qui n'en n'était plus une depuis 5 mois)... J'étais disloquée...
Mon Amour m'est revenu... L'Amour à vaincu et survécu à tout... Demain soir, tu rentres à la maison... Dîner à la maison tendrement préparé pour toi, pour nous deux, ensemble... Puis mercredi matin, nous prenons la route... pour 6 jours de chaleur et de tendresse dans ton cercle de famille...
La peur a tout dévasté sur son passage... Je ne pourrai plus jamais avoir de sentiment négatif à ton égard... Jamais ! Plus jamais ! Jamais plus !
Tu es ma moitié, mon âme-soeur... J'en ai l'infinie certitude... Seul notre bonheur est important pour tout le reste de notre vie. J'ai payé le prix fort pour le savoir...
La vie ne m'apprendra plus rien.
Je t'aime infiniment mon Amour... Rien ne comptera plus jamais davantage que toi.
Ici se termine ce blog de douleur.
Merci aux quelques uns qui m'ont adressé leurs commentaires et surtout merci à Patrick que j'ai rencontré ici... Ce tendre garçon qui venait d'être abandonné par son "Autre"... au même moment que moi... Nous avons vécu ici nos plus sordides épisodes... Ce fut une belle rencontre qui se prolonge aujourd'hui par mail, parfois plusieurs fois par jour... Il m'appelle "Ma Douce"... Je l'appelle "Mon petit frère de coeur"... Un océan nous sépare et nos "Autres" sont tous les deux du sexe masculin... Lui à Montréal, moi à Paris...
... Mais la distance ne fait vraiment rien pour rapprocher les âmes qui s'aiment et se reconnaissent entre elles...
19 décembre 2008
Le 19 décembre vers 22h45...
Mon Amour,
Tu viens de me dire au téléphone quelque chose qui a empli mon coeur de joie et que je constates puisque à part hier, comme tu le dis "Tu as repris tes automatismes". Pas très jolie comme formulation mais tellement vraie !
Tu as en effet repris ton automatisme de m'appeler chaque jour, le mation et/ou le soir, parfois les deux...
Depuis lundi, nous nous reparlons calmement au téléphone... Et ça y est... Les projets sont bien en route !
Demain midi, j'ai RV avec toi dans l'un de nos restos que nous aimons bien (tu as encore un problème pour venir tout seul à la maison... Mélange certainement d'appréhensions diverses, de mauvais souvenirs dont tu ne veux plus, certainement aussi, peut-être, une sorte de "honte" d'avoir fui notre cocon le 7 août dernier...
... comme un voleur, comme un incompris, comme un fou... Fou que tu es devenu depuis tout ce temps que tu as passé prostré dans ta chambre d'hôtel...
Je me suis brisée au fond de ta dépression... A maintes et maintes reprises... Je me suis laminée, érodée, asphyxiée d'un chagrin indiscible, noyée mes yeux et le coeur, abîmé le corps par des excès bien trop excessifs pour m'inonder de ma douleur et m'ensevelir sous elle... à défaut de ce train qui hantait chacun de mes réveils... Combien de fois ai-je été tentée de me lever tôt dans la nuit, de prendre le RER jusqu'à une station SNCF et de me jeter sous le premier train venu...
Le suicide n'est pas de la lâcheté... Pas quand on en arrive à ce stade de douleur...
Enfin, mon tendre Amour, depuis lundi soir où nous avons dîné ensemble, nous avons repris une communication beaucoup plus légère... Tu m'appelles sans "peurs ni angoisses" qui étaient les tiennes pendant notre séparation, comme tu me l'as confié... du temps où l'irrationnalité avait pris toute sa place.
Tout à l'heure, nous avons discuté et ri au téléphone (c'est toi qui m'a appelée) pendant plus de 20 minutes... Comme "Avant" !!!
Depuis, je vis cette délicieuse attente impatiente amoureuse et de te retrouver...
Tout un week-end à nous deux... Deux nuits avec toi mon Coeur... Oh... Le sexe... Non... Ce n'est pas ma première préoccupation... Mais de la tendresse, du plaisir et du bonheur simples d'être avec toi, contre toi, de plonger mes yeux dans ton magnifique regard, de caresser ta peau, de... de... de... de... de...
Je t'aime... Tu es mon âme-soeur. J'en ai l'absolue certitude. Mon ultime Amour. Celui sans qui je ne peux pas respirer. Voilà 5 mois que j'en ai l'horrible confirmation.
Mon Ange, je t'aime de tout mon être pour tout l'être que tu es.
17 décembre 2008
Le 17 décembre vers 14h...
Bonjour,
Hier fut ma 1ère journée de respiration depuis le 7 août dernier. J'ai même souri. Le soir, j'ai toujours beaucoup de mal à m'endormir malgré les somnifères et je sais que je passe mes nuits dans un demi-sommeil bien peu réparateur.
A cette heure de la journée, je n'ai encore aucune nouvelle de toi... Vu le contexte actuel, il ne m'en faut pas plus pour resombrer et me dire que peut-être tu te fiches de moi... que tu iras chez tes parents, mais seul...
Je ne suis plus celle qui illuminait ta vie, qui passait avant tout... Je suis devenue la 5ème roue du carrosse...
TU décides de quand tu m'appelles... TU décides de quand on se voit... TU te fous pas mal de ce que je peux en penser. TU SAIS que je t'aime tant, que ma vie sans toi est un si terrible enfer que tu donnes l'impression de te jouer de moi... Ce nouveau rôle doit quand même te rassurer, presque te faire plaisir...
En tous cas, il est absolument certain que nous ne sommes pas séparés de la même façon : toi, tu as une vie sociale intense... Moi, je suis seule à travailler à la maison... et en ce moment le travail ne courant pas les rues et encore moins mon téléphone et mon adresse mail que ma "vie" est uniquement concentrée sur toi, sur nous...
Je dois me rendre à l'évidence : j'ai perdu l'immense confiance que j'avais en toi... Je ne suis plus la femme adulée... Je ne suis qu'une pauvre chose entièrement sous ta dépendance... y compris financière (merci !) vu la dégringolade de mes affaires professionnelles.
Finie la femme qui t'éblouissais... Comment et avec quoi te reséduire maintenant ?
D'autant plus que je ne suis pas persuadée d'être capable de te pardonner... A vrai dire, je me demande si la blessure pourra se refermer... Si notre Amour n'en gardera pas quelques séquelles qui le laisseront abîmé à jamais.
Tout ça me fait peur... Je suis dans l'insécurité la plus totale et ce sentiment est le pire pour moi qui aime formuler des projets, les prévoir...
Le week-end prochain, tu dois "passer"... Mon Dieu, quelle horreur ! Quand ? Samedi ? Dimanche ? A quelle heure ? Je n'en sais rien. Ca me met très mal à l'aise.
Nous devons partir pour Noël chez tes parents. Quand ? Le 23 ou le 24, selon tes hésitations d'hier au téléphone.
Je voudrais te dire que pour moi, il m'est impossible de partir le 23... Mais comme a priori, TU décides de tout... J'attendri ton appel pour en parler...
Et ensuite... Tu as pris 15 jours de vacances et alors ? Je vais vivre dans une nouvelle incertitude : celle de savoir si après notre visite chez tes parents, tu vas passer le reste avec moi ou tu vas encore t'amuser à me tourmenter et à t'amuser de mon chagrin en rentrant à ton hôtel...
Comment puis-je être sereine dans de telles conditions ?
Tu me montres une nouvelle image de toi... dont tu n'es pas entièrement responsable, la dépression y joue un grand rôle mais le résultat est le même : ce que tu me fait vivre ressemble à de la perversité...
Nos vraies retrouvailles ne sont pas pour demain... Après ce Noël chez tes parents, combien de semaines de solitude vas-tu encore m'infliger ?
Si tu ne fais pas le moindre effort pour faire en sorte que cet épisode douloureux ne laisse pas derrière lui une blessure indélibile, si tu ne parviens pas à me faire croire en de nouveau en nous, en ton amour et regagner ta confiance, j'ai bien peur que nos retrouvailles ne durent pas longtemps.
De mon côté, je vais devoir faire tant d'efforts pour ne pas te reprocher tout le mal que tu m'as fait...
Nous sommes 2 et si nous ne nous y mettons pas à 2 pour sauver notre amour, j'ai bien peur que nos retrouvailles nous mènent à une définitive perdition.
16 décembre 2008
Le 16 décembre 2008 vers 13h45...
Bonjour à tous !
Quelques un(e)s doivent ici se rappeler de moi... Mon homme m'a quittée le 7 août dernier et ma vie s'est arrêtée. J'alimentais alors ce blog de tellement de tristesse, de chaun de mes moments de désespoir... parfois 3 fois par jour... Au rythme de mes peurs et de mes sanglots qui étaient deenus ma seule respiration.
Au bout d'un mois, nous nous sommes revus... 1ère nouvelle approche que j'ai pris pour un début de retour mais qui n'était en fait que l'amorce d'un parcours extrêmement chaotique et le point de départ de ma descente aux enfers...
Lui vivant à l'hôtel... Moi seule dans l'appartement où nous avons vécu pendant 4 ans... Je suis passée par toutes les phases de l'espoir et du désespoir... Les affres de la dépression... Les nuits sans sommeil... Les journées passées la peur au ventre, le doute et l'incertitude chevillés au corps...
Comment gérer une situation où l'on continue à se dire "Je t'aime"... "Tu es "l'Homme/la Femme de ma vie" tout en étant devenus incapables de se voir, de se parler, tant la tension entre nous est chargée d'électricité, de haine et d'amour fou, de sourires et de larmes, d'un appel téléphonique "amoureux" au raccrochage violent, du téléphone portable irrémédiablement fermé aux sursauts d'humeur aussi soudains que désespérants ???
Depuis le 7 août, nous nous sommes revus 14 fois... Pour des moments, des dîners, des semblants de sorties, des week-ends sous haute tension où la réalité du chagrin l'emportait toujours sur la bonne humeur factice.
La 14ème fois où nous nous sommes vus, c'est hier soir... J'étais en voyage professionnel, les tripes et le coeur à vif du manque, de l'angoisse de l'avoir définitivement perdu, de la peur de tout, du présent et surtout de l'avenir... Le cerveau qui ne répond plus à rien, entièrement empli de mon "Autre"... Mon corps n'est qu'un
Puis soudain, je me lève, il "faut" que je lui parle, je ne vais pas "tenir" comme ça au milieu de tous ces gens, de mes clients... Je suis en profonde détresse... Celà fait un mois que mes idées suicidaires me hantent l'esprit dès le réveil... J'explose, je n'en peux plus !
Je quitte la salle de réunion avec mon téléphone portable. Il faut que je l'appelle et surtout que je lui parle, ma vie en dépend... Je n'ai plus de souffle, les larmes m'inondent le visage, le coeur et l'âme...
Et là, il répond (ce qui est quasi-miraculeux !) Je lui dis où je suis. Il me demande mon horaire d'arrivée du TGV le soir à Paris. Je lui dis "tu viendrais me chercher" ? Et lui : "A ton avis, si je te demande l'horaire, c'est pour quoi" ?
Moi, je suis bouleversée... et je rejoins la salle de réunion totalement affichant sûrement un sourire depuis longtemps disparu sous la torture.
Le soir, en effet, "IL" était là... Il a vieilli, il est tout gris, mal fagoté... Il se saborde, il saborde notre vie, il fout tout en l'air.
Il m'invite à dîner et là, j'attaque en douceur mon plan d'action... Lui exposer clairement notre situation, les dommages collatéraux de notre séparation, le fait que je ne peux plus l'entendre me dire "Je t'aime" et "tu es l'amour de ma vie" tout en sachant que l'être que j'aime au-delà de tout, nous bousille, bousille notre vie, notre amour...
Mélange de mots durs et de mots tendres, il craque... Il pleure... Nous sommes restés près de 3 heures à table... 3 heures de larmes pour lui... Chacun de nous était parvenu au fond du gouffre de notre chagrin et de notre solitude...
Evacuation du mal-être... Prise de conscience des dégâts subis... Prise de conscience que l'un sans l'autre, nous sommes réduits chacun de notre côté au néant...
Puis, je lui dis que je SAIS qu'il est invité chez ses parents pour passer Noël... Qu'il ne s'est pas prononcé sur la finalité... Je lui suggère que ça serait bien qu'on y aille à deux : il accepte et m'adresse enfin un sourire...
Je lui rappelle que chaque année, à cette période, il prend des vacances : il accepte et me confirme ce matin qu'il s'arrête de travailler le 23 au soir pour ne reprendre que le 5 au matin... pour aller chez ses parents jusqu'au week-end et passer le reste du temps à la maison, chez nous...
Je lui demande de passer le prochain week-end ensemble : il me dit "oui"... Nous allons acheter les cadeaux...
Je lui dis : "et si nous démarrions 2009 en prenant un nouveau départ de notre vie commune" ? Il me répond : "Je viens de te répondre "OUI" à tes 3 demandes... Pas tout en même temps... Donne-moi l'envie de revenir déinitivement...
Ce matin, il me rappelle avec sa belle voix d'"avant", sans peur, sans angoisse, sans agressivité... Il me confirme les engagements pris hier soir à table... Il me rappelle ensuite vers midi comme "avant" pour faire une pause, parler de tout et de rien, surtout de rien, de retrouver notre complicité tant mise à mal, anéantie, oubliée, perdue... depuis tant de temps...
Pour la 1ère fois depuis le 7 août, je respire normalement. Mon Dieu, que ce chemin de la séparation a été long... Je ne crie pas "Victoire"... Nous avons besoi de nous réparer, de nous ré-apprivoiser... puisque nous savons l'un comme l'autre que nous ne pouvons pas nous séparer...
Le 7 août dernier, quelle aurait été ma réaction si l'on m'avait dit que notre séparation aurait duré si longtemps ? Serais-je devenue complètement folle ?
Folle, je le suis de toute façon devenue... Ma vie sans lui a été un long calvaire, des journées vides et pleines de pleurs insensés, sans sortir de chez moi, à ne plus pouvoir poser mes yeux sur rien, tant nos regards amoureux s'étaient déjà posés partout dans cette ville où j'étais soudain abandonnée... Ne plus rien faire... Juste être prostrée, tétanisée, broyée par un chagrin insupportable, un manque invivable...
Pendant ces longs mois, j'ai joué tous les rôles auprès de lui... De l'infirmière au psy (grave erreur !), de la femme éplorée à la maîtresse légère (pas mieux !), de la provocation au silence-radio... Je me suis brisée sur toutes ses lames quil avait dressées pour se protéger...
De son côté, il est descendu également aux enfers... Hier, ses pleurs incessants pendant 3 heures lui ont permis d'évacué une grande partie de son profond mal-être, se rendant compte qu'il était au fond du trou... Je suis une nouvelle fois allée le rechercher...
... Je me souviendrai toute ma vie de ces 5 mois de calvaire absolu... où chaque soir, je n'ai rêvé que d'une chose : ne plus jamais me réveiller...
Attention, la blessure est béante... Attention, nous ne sommes pas guéris... Il va nous falloir du temps pour prendre soin de nous et retrouver la confiance...
Mais mon coeur désormais marqué au fer rouge ne manquera pas de rappeler de s'en rappeler : l'amour aussi profond soit-il est fragile... et la vie peut basculer en une seconde.
Je t'ime, mon homme, mon phare, ma balise Argos... pour tout le reste de ma vie.